Atelier cinéma de l'été proposé par la Fabrik Pédaludique dans le cadre de Passeurs d'images, "filmer le monde pour le transformer : résister, ça veut dire quoi?"
Dernière mise à jour : 31 août
"Résister, aujourd’hui, ça veut dire quoi pour vous?"

Cette question a été l'enjeu central de l'atelier cinéma proposé par la Fabrik Pédaludique cet été, en juillet et août 2026. Dans le cadre du dispositif Passeurs d’Images, entre le 21 juillet et le 29 août 2026, 12 jeunes de 15 à 25 ans du Maine et Loire et de la Loire-Atlantique, 5 filles et 7 garçons, accompagné-e-s par la Fabrik Pédaludique et Marine Lemoine, réalisatrice, se sont uni-e-s pour faire un film documentaire sur le thème de la résistance. Elles/ils ont été inspiré-e-s par une journée d'immersion au Centre Régional de la Résistance et de la Liberté à Thouars et par les films HAUT ET FORT de Nabil Ayouch et LE CHAGRIN ET LA PITIE de Max Ophüls. Dans leur enquête et leur création cinématographique, ce collectif de 12 jeunes s'est interrogé sur le sens du mot « résistance". Chacune et chacun a suivi sa quête, sur ce que signifie "résister aujourd'hui". Chaque quête s'est concrétisée à Thouars et Tourtenay (haut lieu de la résistance) sur les traces d’un jeune résistant, Gérard Pichot, qui, en juin 1943, à 20 ans, a fait le choix de sa vie en s’engageant dans la résistance.

En travaillant sur les lettres qu’il a écrites à sa femme depuis le camp de concentration de Buchenwald où il a été interné après son arrestation, elles/ils ont découvert que c’est tout une humanité qui a résisté grâce à l’écriture et au partage de mots. Chaque lettre porte en elle toute une humanité, une lumière qui s’oppose à l’envahissement par l'obscurité, celle des porteurs d’inhumanité, des tenants d’une idéologie totalitaire qui ont tout fait pour effacer tout ce qui pouvait nous permettre de rester des êtres humains: notre capacité, grâce à l'amour, à l'amitié, à créer du lien social pour nous unir et devenir des êtres sociables, civilisé-e-s et empathiques.
S’étant croisé-e-s à plusieurs reprises en mars lors du "48h chrono" dans le cadre du Festival Regards sur le cinéma européen (13 au 15 mars) et lors du temps de restitution du projet européen « filmer l’Europe pour la transformer » avec le centre social Val’ Mauges et le cinéma Grand Ecran à la Pommeraye (vendredi 19 juin de 18h à 23h), les 12 jeunes ont commencé véritablement leur projet par l’exploration du genre documentaire et du mot « résistance », les mardi 21 et le mercredi 22 juillet au foyer des jeunes du Mesnil en Vallée.



Ils ont pu apprendre à mieux se connaître en faisant ensemble un film en 5 heures chrono, des activités sportives et en préparant avec Marine Lemoine, la réalisatrice pilote du projet documentaire, l'écriture et l'organisation de la semaine de production de leur documentaire initié au Centre Régional de la Résistance et de la Liberté à Thouars entre le 24 et 29 août. Ainsi, ils ont rencontré la réalisatrice, son travail, son oeuvre et commencé avec elle un travail de recherche et pré-production : -en découvrant le genre documentaire à travers ses films; -en commençant à travailler sur le début de l'écriture de leur film en s'inspirant des films "Haut et fort" et "Le chagrin et la pitié"; -en étudiant l’itinéraire d’un jeune résistant Gérard Pichot et en lui écrivant une lettre fictive.
Après une préparation sur le groupe WhatsApp "Passeurs d'images 2026", entre le 22 juillet et 23 août, le collectif s'est retrouvé à son camp de base, à Ancenis, le lundi 24 août. Du lundi 24 au samedi 29 août, en partant de leurs lettres écrites en juillet et de la biographie de Gérard Pichot, de la journée au Centre Régional de la Résistance et de la Liberté à Thouars, elles/ils se sont engagé-e-s dans la création d’un film documentaire qui leur ressemble avec l'intention forte de donner envie à de futurs spectateurs d'échanger avec eux sur l'avenir du monde et sur l'instant qui pourrait amener chacun-e d'entre nous à s'engager dans un processus de résistance. En concevant une structure narrative documentaire, "d’un film en train de se faire", elles/ils ont mis en scène leurs quêtes, celle d’un groupe qui essaie de faire un film sur cet instant qui pourrait nous faire basculer dans une prise de risque, celle de « résister ». C'est un film qui conte une jeunesse d'aujourd'hui avec l'envie de partager leurs doutes et leurs questionnements sur "pourquoi vivre finalement, faire son œuvre au cœur d’un monde instable, troublant, angoissant même ?" Sortie du film "Stare", en novembre au cinéma Grand Ecran à la Pommeraye lors du mois du documentaire...









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